Tous les ans je suis émerveillée
par ce que je vois, et qui est comme une magie
Cette osmose entre les plantes cette symbiose
cet élan de vie cet amour infini
Le soleil de mai nous a abandonné quelques temps
c'est encore un dernier sursaut
avant que les jours arrivent chauds
C'est la lumière de la belle lune
la clarté ou tout est différend
et si beau surtout après la pluie
Oui après la pluie, vient le beau temps
après l’orage l’accalmie
C’est un peu comme les sentiments
il faut qu’à la violence du feu qui brûle,
fasse suite la chaleur douce et durable des braises,
sur lesquelles il suffira de souffler pour en ranimer la flamme
les ranimer par le souffle et retrouver la douce chaleur
celle qui dure éternellement,
Tu me dis souvent, que je sais garder la flamme
et faire renaître le feu même ardent
réveiller les sentiments qui parfois sont assoupis
Il en est de même pour ces émotions que nous gardons
et qui dans notre cœur s'enflamment
avec l’espoir secret de les faire revivre en nous
Le souffle, Le vent l’air
Voici un des quatre éléments
le souffle, je souffle sur les braises
pour rallumer le feu
celui qui rayonne comme le soleil
soleil de mai capricieux en ce moment
tu es tous les jours plus beau
lumière montante
jusqu’à la Saint Jean Solstice d’été !
mon solstice aimé
C’est le jour où la lumière sera
A son apogée : ce jour viendra
Soleil tu es revenu
La journée s’est passée
demain sera un autre jour
renouveau ! Nouveau comme ce symbole
celui que grâce a toi soleil J’ai pu fixer dans le jardin
Qui rit après la pluie, semble heureux
Je souffle, je lui souffle ma joie
Je lui dis des mots : Des mots choisis
comme ceux qui nous échangeons
car tout est délicatesse comme une caresse
que mes mains expriment
c’est essayer de garder cette vie
Sous tes rayons tout parait si différent
Dans un ciel bleu d’azur
Tu ranimes les arbres
Leur donne une âme ! Une âme
Deux arbres ; ils sont deux
Pour s’entraider et ne faire qu’un seul
Voici un arbre mort que j’ai voulu conserver
Il en est de même pour la végétation
un arbre mort qui en soutient un autre
Qui a de longues branches
l'un s'enchevêtre dans l'autre l’un porte l’autre
L’un a des fruits et des feuilles
et l’autre tout à coup prenant un peu se sève
s’est mis à reverdir, renouveau pour lui
Renouveau pour les deux
le souffle de l’un a caressé l’autre
et lui a insufflé un peu de vie
dame nature panse les plaies
et redonne parfoisun instinct de survie






Je t'adore, Soleil ! ô toi dont la lumière,
Pour bénir chaque front et mûrir chaque miel,
Entrant dans chaque fleur et dans chaque chaumière,
Se divise et demeure entière
Ainsi que l'amour maternel!
Je te chante, et tu peux m'accepter pour ton prêtre,
Toi qui viens dans la cuve où trempe un savon bleu
Et qui choisis, souvent, quand tu veux disparaître,
L'humble vitre d'une fenêtre
Pour lancer ton dernier adieu!
Tu fais tourner les tournesols du presbytère,
Luire le frère d'or que j'ai sur le clocher,
Et quand, par les tilleuls, tu viens avec mystère,
Tu fais bouger des ronds par terre
Si beaux qu'on n'ose plus marcher!
Gloire à toi sur les prés! Gloire à toi dans les vignes !
Sois béni parmi l'herbe et contre les portails !
Dans les yeux des lézards et sur l'aile des cygnes !
Ô toi qui fais les grandes lignes
Et qui fais les petits détails!
C'est toi qui, découpant la soeur jumelle et sombre
Qui se couche et s'allonge au pied de ce qui luit,
De tout ce qui nous charme as su doubler le nombre,
A chaque objet donnant une ombre
Souvent plus charmante que lui!
Je t'adore, Soleil ! Tu mets dans l'air des roses,
Des flammes dans la source, un dieu dans le buisson !
Tu prends un arbre obscur et tu l'apothéoses !
Ô Soleil ! toi sans qui les choses
Ne seraient que ce qu'elles sont..