Petite étude sur l'air
l'air c'est la vie
c'est aussi le rythme cardiaque : systoles diastoles
inspirez expirez
L'air est l'un des quatre éléments
il est avec le feu, un élément actif, un élément mâle
la terre et l'eau sont des éléments féminins.
L'air représente le monde subtil entre le Ciel et la Terre,
entre les hommes et les Dieux.
c'est l'élément qui s'infiltre partout
et remplit chassant le vide
il est donc associé au souffle de vie, au premier cri
quand les poumons se remplissent d'air
invisible universel et purificateur.
L'air est symbole de mouvements,
de liberté, de subtilités, d'allègement.
L'air est associé au souffle,
au souffle de vie,
et suivant les religions à l'âme.
Le souffle : on distingue : le yin et le yang.
Le souffle et la parole ne font qu'un
pour la création .
Le souffle que Yahvé donne au premier homme,
doit lui revenir à son dernier souffle
d'où le symbole de l'âme qui s'envole par la bouche
lors du dernier souffle
Chez les Celtes le souffle a des propriété magiques
Ce sont les Druides qui peuvent s'en servir,
par le souffle ils manifestent leur puissance.
Le vent
En raison de l'agitation qui le caractérise
il est le symbole de vanité, d'instabilité d'inconstance.
C'est une force qui propage la vie
en permettant aux pollens de féconder des plantes
il est en relation avec la communication
si le feu donne des flammes
c'est grâce à l'air il est purificateur
On parle des quatre vents dans l'antiquité
les quatre directions
de la rose des vents,
elle a huit, douze ou trente six faces.
Selon la tradition islamique,
le vent est chargé de contenir les eaux
et de les transporter sous formes de nuages.
Tous les vents portent des noms.
Le Dieu des vents : Eole,
mais on connaît également Aquilon et Borée
Zéphyr ou Auster
et chez nous c'est le mistral ou la tramontane
les symboles en images de l'air sont
les anges les elfes et les fées
Le Chêne et le Roseau
Le Chêne un jour dit au Roseau :
"Vous avez bien sujet d'accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent, qui d'aventure
Fait rider la face de l'eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l'orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l'Arbuste,
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. "Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L'Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine
et touchait l'empire des morts
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Je vous propose une joli poème de Ronsart "Ciel, air et vents"
Ciel, air et vents, plains et monts découverts,
Tertres vineux et forêts verdoyantes,
Rivages torts et sources ondoyantes,
Taillis rasés et vous bocages verts,
Antres moussus à demi-front ouverts,
Prés, boutons, fleurs et herbes roussoyantes,
Vallons bossus et plages blondoyantes,
Et vous rochers, les hôtes de mes vers,
Puis qu'au partir, rongé de soin et d'ire,
A ce bel oeil Adieu je n'ai su dire,
Qui près et loin me détient en émoi,
Je vous supplie, Ciel, air, vents, monts et plaines,
Taillis, forêts, rivages et fontaines,
Antres, prés, fleurs, dites-le-lui pour moi.
Pierre de Ronsard, Premier livre des Amours