Mes secrets intimes livrés à l'ordinateur
Hommage à mon époux
Ta compagne qui t’accompagne
Oui, je l'ai accompagné ce cher mari dans ce douloureux destin. Lorsqu’un diagnostic est posé, que le pronostic est sévère
et asséné sans ménagement à la famille effondrée,
il y a tout d’abord un sentiment de déni :
« Non, ce n’est pas possible il a surmonté d’autres épreuves
il se sortira de ce mauvais pas ».
Puis vient l’espoir qui empêche de sombrer dans la détresse
et resserre les liens familiaux.
Cet espoir dans la médecine permet de faire front
et de se réfugier dans des certitudes suivies de doutes...
J'ai tout d'abord caché ma peine, mon émotion
organisé la vie quotidienne, faisant des projets,
alors que, secrètement, je vivais au jour le jour.
Il fallait tout faire pour ne pas laisser percevoir cette peine,
et prévoir des moments privilégiés de partage avec lui.
J'ai caché la vérité aux autres, ceux qui ne sont pas de la famille
pour ne pas nuire au malade.
J'ai joué un rôle de composition
pour ne pas aggraver la situation très fragile.
Protéger, ne rien montrer de l’angoisse qui s’installe.
Le milieu médical est paradoxalement
le moins à l'abri du secret professionnel.
Par curiosité ou par maladresse,
j’ai dû affronter les propos déplacés.
Le statut de malade dérange dans notre société,
dont le système de valeurs est l’action, la maîtrise,
la consommation, la jeunesse, le narcissisme.
Pour mon mari se profilait la mort.
L’autre côté du miroir, les ténèbres, le deuil
et le futur endeuillé qu’est l’accompagnant.
Vient un moment où il ne veut plus cacher son état de santé
et parle de sa maladie, celle qui le ronge.
Il scrute dans le regard de l’autre, ses mimiques,
ses non-dits qui se lisent comme à livre ouvert.
Pour l’accompagnant que je suis, qui doit toujours faire face,
je joue ma partition.
Seuls ceux qui ont vécu ces épreuves comprendront
la maîtrise de soi qu’il faut en toute circonstance.
La thérapeutique lourde,
celle qui donne l’espoir et rassure a des effets dévastateurs,
qui bouleversent et transforment ce corps.
Il ne se reconnaît plus et devient « une pauvre petite chose »
tant son image a changé.
Consciente je le protège, le materne, prends soin de lui.
Je passe du rôle de protégée à celui de protectrice,
Je n'investis dans une position de mère.
Ce changement de valeurs est difficile à assimiler,
il demande un gros effort.
Plus la maladie fait des ravages,
plus on a peur de la souffrance de l’être aimé,
de son problème intime, de sa dépendance à l’autre.
Partager ce précieux temps de vie qui reste est le vœu le plus cher.
C’est avec une grosse charge émotionnelle
que cette main que je tiens et qui m’envahit de chaleur
me redonne de l’espoir.
Elle prend en moi une énergie vitale,
elle semble se ressourcer pour résister.
Je lui ai dit : « Tu es un mari merveilleux, tu es un bon père
un admirable grand-père, un professionnel exemplaire
respecté par tes élèves et aimé par tes patients :
tu peux partir car tu as accompli ta mission sur terre en donnant le meilleur de toi.
Nous t’aimons.
Nous t’aimerons toujours… »
C’est à ce moment que se pose le dilemme :
le rictus de son expression, la main posée sur la partie souffrante,
nous ouvrent une porte étroite.
« Ni abandon thérapeutique, ni acharnement ».
La douleur est là, la sédation va mettre un terme à sa vigilance et le plonger dans un coma ?
Ou faut-il partager encore des derniers moments de vie ?
La lourde responsabilité, nous l’avons prise en famille,
avec les soignants.
Avec la sédation, les centres respiratoires sont altérés,
et commence une longue agonie.
La présence auprès de ce corps meurtri,
déformé, est un ciment familial.
Car on ne connaît ni le jour ni l’heure,
On se surpasse dans la souffrance intense
qu’on intériorise pour mieux la contenir.
Quel beau geste d’amour de nous faire partager
ce moment si attendu de la délivrance.
Nous l’avons vécue comme une élévation
que nous avons accompagnée
par nos mains unies dans un geste symbolique
ouvrant un chemin pour une nouvelle vie
Cet accompagnement, jusqu’au dernier souffle de vie,
nous a apaisés, c’est une récompense, un bienfait du ciel.
Le deuil permet de remplacer une absence intolérable
par une présence intérieure approfondie.
Parler et reparler de celui qui n’est plus,
c’est le faire vivre.
Accepter la mort pour vivre sans lui.
J’emprunterai la chanson de Françoise Hardy :
« Même si je dois lâcher ta main, sans pouvoir te dire à demain,
rien ne défera nos liens, l’amour est plus fort que la mort,
même si rien n’est plus comme avant,
l’amour est plus fort que le chagrin »
L’hommage rendu à la mémoire de celui qui est définitivement parti
est un grand moment de partage.
Présences chaleureuses, écoute amicale, réconfort.
Toutes ces expressions de respect, d’amitié, de partage de la peine sont autant d’actes de fraternité.
Chaîne d’amour, liens indéfectibles qui vont au-delà de la mort,
et dans le ciel étoilé une petite lueur nous protège, nous dit :
« Vous avez bien fait votre devoir, je suis avec vous,
ne craignez rien, je suis toujours votre ange gardien.
Le deuil est un passage obligé, seul le temps fera
que nous oublierons ces moments difficiles
pour ne garder que le souvenir des grands événements
qui font une vie bien remplie et heureuse. »
Un grand merci aux soignants,
à tous ceux qui sont au plus près de celui qui souffre.
Les infirmières, les remarquables aides-soignantes,
les auxiliaires de vie qui s’investissent et donnent tant.
C’est une chaîne de compétences où chaque maillon à sa place.
Ce passage qui est « notre histoire familiale, mon histoire »
et qui nous a laissé des blessures encore ouvertes,
a été, pour ceux qui prennent en soins cette maladie
dans les centres anticancéreux,
une histoire banale comme toutes les autres.
Une mort aseptisée, propre.
Cette banalisation, que nous impose notre société,
est un préjudice car la mort
revêt pour chaque famille un aspect diffèrent,
un moment intense, sacralisé,
qui conditionne le chemin à parcourir après la disparition
de l’être aimé.
Le temps estompe les images néfastes,
le temps adoucit le chagrin, le temps nous rend serein
et nous permet de communiquer pour partager des moments de vie uniques, et ainsi de rendre hommage à notre cher défunt.
Le temps est pour nous celui de rebondir pour vivre autrement se reconstruire, c’est la « résilience »,
suivant un auteur bien connu.
Son départ fut le 24 août 2003 année de canicule,
comme si des cycles revenaient :
comme le vent la tourmente, l'orage qui gronde
En partageant cette page c'est comme exorciser
ce temps : et lancer un appel !!!
L'hymne à l'amour cloturait la cérémonie
Il y avait un coeur fait de roses
qui portait l'inscription
Ta Rose pour la vie
les petits-enfant on eux ausi jeté des roses
pour que tu sois accompagné de ces fleurs
et pour moi j'ai gardé les pleurs
hommage à toi homme merveilleux,
qui a su faire notre bonheur parfait
Paul Eluard
La nuit n'est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l'affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler faim à satisfaire
Un coeur généreux
Une main tendue une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie à se partager.
Bonjour à vous internaute
Bonjour à vous internautes connus ou inconnus Soyez les bienvenus sur ce blog :
celui de Rosie DAUVERCHAIN .
Je suis Montpellieraine, ancienne élue et j'aime ma ville....
native des Pyrénéens Orientales De Perpignan en Languedoc-Roussillon
Cette région qu'on voulait appeler la " Septimanie et qui nous excluait.
Nous avons des racines fortes d'attachement à notre Pays qui nous a forgé le caractère
Nous avons rayonné dans le monde pour exporter notre culture
Notre identité " LA CATALOGNE" pour nous celle du Nord qui fait une entité géographique et culturelle avec la Catalogne du Sud pour nous, qui est l'espagne:
Nous sommes travailleurs et aimons nos racines. Du mont Canigou au bord de mer Méditerranée s'étendent des territoires typiques où chacun trouve son bonheur et ses valeurs qui sont notre drapeau " Sang et Or"notre joie, notre fierté et le rugby
Nous sommes l'accent Catalan de le République Française
je vous remercie de visiter mon site
Soyez toujours les bienvenus et si vous le souhaitez mettez un petit message cela me fera doublement plaisir
Allez lire ma prose
Mes petites études symboliques
Mes coups de coeur
Tissons des liens: qui est une ouverture vers les autres
Merci Ami internaute
il y a mes liens qui sont a découvrir dans votre parcours laissez-vous guider A bientôt
Soyez les bienvenus sur ce blog celui de
Rosie Dauverchain
Il y a mes émotions !
Mes coups de coeur !
pour des personnes
Pour les fleurs
Pour la Nature
Je m'attache a rendre cet espace agréable à vos yeux, mes textes sont accompagnés de musiques que je choisis pour rendre la visite plus douce et agréable
Que ce soit un havre de Paix et d'amitié a partager entre vous et moi
soyez ces amis fidèles qui reviendront passer un moment pour lire ma prose, parfois des poèmes et toujours des textes sortis du coeur...
Bonne lecture revenez, il y a toujours
Au cours des pages vous lirez des études
un peu de poésie...
quelques faits de ma vie quotidienne
mon jardin que je cultive avec amour
Des faits importants qui se passent dans
ma ville...Et quand je suis a court d'idée, je remets en l'adaptant un article qui a plu
réactualisé et enrichi par vos
commentaires..
Je suis photographiée par ma petite-fille Elisa
qui a voulu
s'exercer en noir et en couleur ! toujours dans un univers de fleurs, il a tant plu que la
végétation est luxuriante et mes roses bien abîmées par vent et pluie
quand viendra donc l'été que j'attends..
Le temps est changeant, vent, pluie et ciel nuageux et dire que nous allons vers le solstice d'été pour la Saint- Jean . Dans mon pays en Catalogne on faisait des feux , que les jeunes sautaient en chantant. les plus âgés allaient au mont Canigou pour cueillir des plantes qui symboliquement guérissaient certains maux .
Dans les recherches sur mon blog plusieurs fois on a cherché HERMACETTE, oui tu es
présente dans mon livre sur RIGARDA. tu y es avec ta maman ta chère et regrettée HERMANCE .Ce blog est aussi un ralliement pour les amis perdus de vue,je pense toujours à toi mon amie
d'enfance et aux autres de notre école de Rigarda, Le souvenir de ma Grand-mère Elisa est rattaché à tous ces jours insouciants de cette enfance dans ce petit coin au pied du Canigou.. Que de
choses nous avons partagées souviens-toi ???
Je vous offre à tous ce 23 juin un épi de blé en signe de richesse
Celle du coeur comme nous dans notre pays, c'est la fête de l'amitié de la fraternité, tout comme la sardane,
Nous sommes tous riches dans notre coeur et fiers de nos racines , nous transmettons ce patrimoine culturel aux jeunes générations par tous ces symboles : le Feu, les chants, les bouquets, le renouveau de la flamme gardée au Castillet à Perpignan..; Elle repart pour redonner la lumière et la flamme qui ce soir sera le point de ralliement de toutes les communes jusque dans les plaines...
Voici une boule de fleurs offerte par une douce amie, je vous l'offre aussi, car nous sommes toutes deux pour donner dans l'amitié et la fraternité..le partage..ne cueillez pas ces belles fleurs admirez-les, dommage qu'il n'y pas les senteurs mélangées pour vous enivrer..je vous invite à lire ce qui vous intéresse
il y a mes coups de coeur
j'ouvre mes livres
et Tissons des liens : ouverture ver les autres pour mettre en lumière une personne, un métier ou une activité
je vous remercie de me lire c'est pour moi un plaisir double n'hésitez pas à laisser un commentaire..MERCI
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