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LE BLOG DE ROSIE

LE BLOG DE ROSIE

Ce blog a été crée pour partager mes émotions, mes coups de cœur, mes états d'âme ,Pourquoi j’écris ? Pour vivre, pour parler de l'amour pour que le sentiment, l’émotion prennent corps, pour que l’âme chavire, pour que le ciel se teinte de rose - parce que l'on peut rêver et en faire une réalité. - Ecrire pour louer le jour et attendre la nuit, où l'écriture est plus facile..Écrire en choisissant les mots pour panser des maux ♥

Publié le par Rosie
Publié dans : #Au fil des jours !
Des Habits trop Grands

Je vous offre en lecture un conte que j'ai toujours aimé

et que j'ai mimé en le récitant, lors d'une campagne

électorale, ce qui avait bien plu au public

Ni  voyez aucune ressemblance mais une allusion

 à qui je le pense et qui vous amusera Jupiter est nu

Seuls les sots ne le voient pas ...

les contes D’Andersen

sont pour moi parmi les plus beaux

je vous laisse découvrir celui-ci

j'aime aussi la petite fille aux allumettes

Bonne lecture

Des Habits trop Grands

Il y avait autrefois un grand-duc

qui aimait tant les habits neufs

, qu’il dépensait tout son argent à sa toilette.

Lorsqu’il passait ses soldats en revue,

lorsqu’il allait au spectacle ou à la promenade,

il n’avait d’autre but que de montrer ses habits neufs

À chaque heure de la journée,

il changeait de vêtements, et comme on dit d’un roi :

« Il est au conseil, » on disait de lui :

«  Le grand-duc est à sa garde-robe. »

La capitale était une ville bien gaie, grâce à la quantité

d’étrangers qui passaient ; mais un jour il y vint aussi deux

fripons qui se donnèrent pour des tisserands et

déclarèrent savoir tisser la plus magnifique étoffe

du monde. Non-seulement les couleurs

et le dessin étaient extraordinairement beaux,

mais les vêtements confectionnés avec cette étoffe

possédaient une qualité merveilleuse :

ils devenaient invisibles pour toute personne

qui ne savait pas bien exercer son emploi

ou qui avait l’esprit trop borné.

« Ce sont des habits impayables, pensa le grand-duc ;

grâce à eux, je pourrai connaître les hommes incapables

de mon gouvernement :

je saurai distinguer les habiles des niais.

Oui, cette étoffe m’est indispensable. »

Puis il avança aux deux fripons une forte somme

afin qu’ils pussent commencer immédiatement leur travail.

Ils dressèrent en effet deux métiers,

et firent semblant de travailler,

quoiqu’il n’y eût absolument rien sur les bobines.

Sans cesse ils demandaient de la soie fine

et de l’or magnifique ;

mais ils mettaient tout cela dans leur sac,

travaillant jusqu’au milieu de la nuit

avec des métiers vides.

« II faut cependant que je sache où ils en sont, »

se dit le grand-duc.

Mais il se sentait le cœur serré en pensant que les

personnes niaises ou incapables de remplir leurs fonctions

ne pourraient voir l’étoffe.

Ce n’était pas qu’il doutât de lui-même ;

toutefois il jugea à propos d’envoyer quelqu’un pour

examiner le travail avant lui.

Tous les habitants de la ville

connaissaient la qualité merveilleuse de l’étoffe,

et tous brûlaient d’impatience de savoir combien leur

voisin était borné ou incapable.

« Je vais envoyer aux tisserands mon bon vieux ministre,

pensa le grand-duc, c’est lui qui peut le mieux juger

l’étoffe ; il se distingue autant par son esprit que par ses

capacités. »

L’honnête vieux ministre entra dans la salle où les deux

imposteurs travaillaient avec les métiers vides.

« Bon Dieu ! pensa-t-il en ouvrant de grands yeux, je ne

vois rien. » Mais il n’en dit mot.

Les deux tisserands l’invitèrent à s’approcher,

et lui demandèrent comment il trouvait le dessin et les

couleurs. En même temps ils montrèrent leurs métiers

et le vieux ministre y fixa ses regards 

;mais il ne vit rien

par la raison bien simple qu’il n’y avait rien.

« Bon Dieu ! pensa-t-il, serais-je vraiment borné ?

Il faut que personne ne s’en doute.

Serais-je vraiment incapable ?

Je n’ose avouer que l’étoffe est invisible pour moi.

— Eh bien ! qu’en dites-vous ? dit l’un des tisserands.

— C’est charmant

Des Habits trop Grands

— C’est charmant, c’est tout à fait charmant !

répondit le ministre en mettant ses lunettes.

Ce dessin et ces couleurs....

oui, je dirai au grand-duc que j’en suis très-content.

— C’est heureux pour nous, » dirent les deux tisserands ;

et ils se mirent à lui montrer des couleurs

et des dessins imaginaires en leur donnant des noms.

Le vieux ministre prêta la plus grande attention, pour

répéter au grand-duc toutes leurs explications.

Les fripons demandaient toujours de l’argent,

de la soie et de l’or ; il en fallait énormément pour ce

tissu. Bien entendu qu’ils empochèrent le tout 

; le métier restait vide et ils travaillaient toujours.

Quelque temps après, le grand-duc envoya un autre

fonctionnaire honnête pour examiner l’étoffe

et voir si elle s’achevait.

Il arriva à ce nouveau député la même chose qu’au

ministre ; il regardait et regardait toujours, mais ne voyait rien.

« N’est-ce pas que le tissu est admirable ?

demandèrent les deux imposteurs en montrant

et expliquant le superbe dessin et les belles couleurs

qui n’existaient pas.

— Cependant je ne suis pas niais ! pensait l’homme.

C’est donc que je ne suis pas capable de remplir ma place ?

C’est assez drôle, mais je prendrai bien garde de la

perdre. »

Puis il fit l’éloge de l’étoffe, et témoigna toute

son admiration pour le choix des couleurs et le dessin.

« C’est d’une magnificence incomparable, »

dit-il au grand-duc,

et toute la ville parla de cette étoffe extraordinaire.

Enfin, le grand-duc lui-même voulut la voir pendant qu’elle

était encore sur le métier.

Accompagné d’une foule d’hommes choisis,

parmi lesquels se trouvaient les deux honnêtes

fonctionnaires, il se rendit auprès des adroits filous

qui tissaient toujours, mais sans fil de soie ni d’or, ni

aucune espèce de fil.

« N’est-ce pas que c’est magnifique !

dirent les deux honnêtes fonctionnaires.

Le dessin et les couleurs sont dignes de Votre Altesse. »

Et ils montrèrent du doigt le métier vide,

comme si les autres avaient pu y voir quelque chose.

« Qu’est-ce donc ? pensa le grand-duc,

je ne vois rien , c’est terrible.

Est-ce que je ne serais qu’un niais ?

Est-ce que je serais incapable de gouverner ?

Jamais rien ne pouvait m’arriver de plus malheureux. »

Puis tout à coup il s’écria :

C’est magnifique ! J’en témoigne ici toute ma

satisfaction. »

Des Habits trop Grands

Il hocha la tête d’un air content,

et regarda le métier sans oser dire la vérité

Tous les gens de sa suite regardèrent de même

 les uns après les autres, mais sans rien voir,

et ils répétaient comme le grand-duc :

« C’est magnifique ! »

Ils lui conseillèrent même de revêtir cette nouvelle étoffe

à la première grande procession.

«  C’est magnifique ! c’est charmant ! c’est admirable ! »

exclamaient toutes les bouches,

et la satisfaction était générale.

Les deux imposteurs furent décorés, et reçurent le titre

de gentilshommes tisserands.

Toute la nuit qui précéda le jour de la procession,

ils veillèrent et travaillèrent à la clarté de seize bougies.

La peine qu’ils se donnaient était visible à tout le monde.

Enfin, ils firent semblant d’ôter l’étoffe du métier,

coupèrent dans l’air avec de grands ciseaux, cousirent

avec une aiguille sans fil, après quoi ils déclarèrent que le

vêtement était achevé.

Le grand-duc, suivi de ses aides de camp,

alla l’examiner, et les filous, levant un bras en l’air

comme s’ils tenaient quelque chose, dirent :

« Voici le pantalon, voici l’habit, voici le manteau.

C’est léger comme de la toile d’araignée.

Il n’y a pas de danger que cela vous pèse sur le corps,

et voilà surtout en quoi consiste la vertu de cette étoffe.

— Certainement, répondirent les aides de camp ; mais ils

ne voyaient rien, puisqu’il n’y avait rien.

— Si Votre Altesse daigne se déshabiller, dirent

 

Des Habits trop Grands

"Oui, oui !", dirent tous les courtisans, mais ils ne pouvaient rien voir, puisqu'il n'y avait rien.

"Votre Majesté Impériale veut-elle avoir l'insigne

bonté d'ôter ses vêtements afin que nous puissions

lui mettre les nouveaux, là, devant le grands miroir !"

L'empereur enleva tous ses beaux vêtements et les

escrocs firent comme s'ils lui enfilaient chacune

des pièces du nouvel habit qui, apparemment,

venait tout juste d'être cousu.

L'empereur se tourna et se retourna devant le

miroir. "Dieu ! comme cela vous va bien.

Quels dessins, quelles couleurs" s'exclamait

tout le monde.

"Ceux qui doivent porter le dais

au-dessus de Votre Majesté ouvrant la procession

sont arrivés", dit le maître des cérémonies.

"Je suis prêt", dit l'empereur.

"Est-ce que cela ne me va pas bien ?

Et il en se tourna encore une fois devant le miroir,

car il devait faire semblant de bien contempler son

costume.

Les chambellans qui devaient porter

la traîne du manteau de cour tâtonnaient de leurs

mains le parquet, faisant semblant d'attraper

et de soulever la traîne.

Ils allèrent et firent comme s'ils tenaient

quelque chose dans les airs;

ils ne voulaient pas risquer que l'on remarquât qu'ils

ne pouvaient rien voir.

C'est ainsi que l'Empereur marchait devant la

procession sous le magnifique dais

, et tous ceux qui se trouvaient dans la rue

ou à leur fenêtre disaient:

"Les habits neufs de l'empereur sont admirables !

Quel manteau avec traîne de toute beauté,

comme elle s'étale avec splendeur !"

Personne ne voulait laisser paraître qu'il ne voyait

rien, puisque cela aurait montré qu'il était incapable

dans sa fonction ou simplement un sot.

Aucun habit neuf de l'empereur n'avait connu un tel

succès.

"Mais il n'a pas d'habit du tout !", criait petit enfant

dans la foule."Entendez la voix de l'innocence!",

dit le père;et chacun murmura à son voisin ce que

l'enfant avait dit.Puis la foule entière se mit à crier:

"Mais il n'a pas d'habit du tout!"

L'empereur frissonna, car il lui semblait bien que le

peuple avait raison, mais il se dit:

"Maintenant, je dois tenir bon

jusqu'à la fin de la procession."

Et le cortège poursuivit sa route

et les chambellans continuèrent de porter la traîne,

qui n'existait pas.

On pourrait aussi dire :

Que tout profiteur vis aux dépends de ceux qui

l'écoutent ! ou qui les a fait ministres et qui le louangent sachant qu Jupiter

a des habits trop grands ....

Rosie

Des Habits trop Grands

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