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LE BLOG DE ROSIE

LE BLOG DE ROSIE

Ce blog a été crée pour partager mes émotions, mes coups de cœur, mes états d'âme ,Pourquoi j’écris ? Pour vivre, pour parler de l'amour pour que le sentiment, l’émotion prennent corps, pour que l’âme chavire, pour que le ciel se teinte de rose - parce que l'on peut rêver et en faire une réalité. - Ecrire pour louer le jour et attendre la nuit, où l'écriture est plus facile..Écrire en choisissant les mots pour panser des maux ♥

Publié le par Rosie
Un conte de Noël..d'après Andersen

 

 

Un conte de noël un peu triste, et un conte de Noël réaliste

on pourrait remplacer les allumettes par toute autre chose

Tout ce qui est hallucinogène; ou tout ce qui emporte vers le

merveilleux ! Le rêve pour sortir de la réalité

cette petite fille pourrait bien être une fillette de nos jours

triste sort, quand même , le rêve était dans la lumière

et la chaleur de la flamme !!!!


 

La petite fille aux allumettes!

chatsnoel

Il était une fois

Conte d'Andersen

Il faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin;

il faisait déjà sombre; le soir approchait,

le soir du dernier jour de l'année

Au milieu des rafales, par ce froid glacial,

une pauvre petite fille marchait dans la rue:

elle n'avait rien sur la tête, elle était pieds nus.

Lorsqu'elle était sortie de chez elle le matin

elle avait eu de vieilles pantoufles

beaucoup trop grandes pour elle.

Aussi les perdit-elle lorsqu'elle eut à se sauver

devant une file de voitures; les voitures passées,

elle chercha après ses chaussures

un méchant gamin s'enfuyait emportant en riant

l'une des pantoufles; l'autre avait été entièrement écrasée.
 

Un conte de Noël..d'après Andersen

 

 

Voilà la malheureuse enfant n'ayant plus rien

pour abriter ses pauvres petits petons

Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes

elle en tenait à la main un paquet

Mais, ce jour, la veille du nouvel an,

tout le monde était affairé; par cet affreux temps,

personne ne s'arrêtait pour considérer l'air suppliant

de la petite qui faisait pitié.

La journée finissait, et elle n'avait pas encore vendu

un seul paquet d'allumettes.

Tremblante de froid et de faim

elle se traînait de rue en rue.

Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde.

De toutes les fenêtres brillaient des lumières

: de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur,

celle de l'oie, qu'on rôtissait pour le festin du soir: c'était la

Saint-Sylvestre.

Cela, oui, cela lui faisait arrêter ses pas errants.
 

Un conte de Noël..d'après Andersen

 

 

Enfin, après avoir une dernière fois offert en vain son paquet

d'allumettes, l'enfant aperçoit une encoignure entre deux

maisons, dont l'une dépassait un peu l'autre

Harassée, elle s'y assied et s'y blottit

tirant à elle ses petits pieds:

mais elle grelotte et frissonne encore plus qu'avant et

cependant elle n'ose rentrer chez elle.

Elle n'y rapporterait pas la plus petite monnaie,

et son père la battrait.L'enfant avait ses petites menottes

toutes transies. «Si je prenais une allumette, se dit-elle

une seule pour réchauffer mes doigts? »

C'est ce qu'elle fit. Quelle flamme merveilleuse c'était!

Il sembla tout à coup à la petite fille qu'elle se trouvait

devant un grand poêle en fonte, décoré d'ornements en

cuivre. La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer,

lorsque la petite flamme s'éteignit brusquement: le poêle

disparut, et l'enfant restait là, tenant en main un petit

morceau de bois à moitié brûlé.
 

Elle frotta une seconde allumette: la lueur se projetait

sur la muraille qui devint transparente

Derrière, la table était mise:

elle était couverte d'une belle nappe blanche, sur laquelle

brillait une superbe vaisselle de porcelaine.

Au milieu, s'étalait une magnifique oie rôtie, entourée de

compote de pommes: et voilà que la bête se met en

mouvement et, avec un couteau et une fourchette fixés

dans sa poitrine, vient se présenter devant la pauvre petite.

Et puis plus rien: la flamme s'éteint.
 

 

Un conte de Noël..d'après Andersen

 

L'enfant prend une troisième allumette, et elle se voit

transportée près d'un arbre de Noël, splendide

Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies

de couleurs: de tous côtés, pendait une foule de merveilles.

La petite étendit la main pour saisir la moins belle:

l'allumette s'éteint. L'arbre semble monter vers le ciel

et ses bougies deviennent des étoiles:

il y en a une qui se détache et qui redescend vers la terre,

laissant une traînée de feu.
 

«Voilà quelqu'un qui va mourir » se dit la petite.

Sa vieille grand-mère, le seul être qui l'avait aimée et chérie,

et qui était morte il n'y avait pas longtemps

lui avait dit que lorsqu'on voit une étoile qui file

d'un autre côté une âme monte vers le paradis.

Elle frotta encore une allumette: une grande clarté se

répandit et, devant l'enfant, se tenait la vieille grand-mère.
 

- Grand-mère, s'écria la petite, grand-mère, emmène-moi.

Oh! tu vas me quitter quand l'allumette sera éteinte:

tu t'évanouiras comme le poêle si chaud, le superbe rôti

d'oie, le splendide arbre de Noël

Reste, je te prie, ou emporte-moi.
 

Et l'enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre,

et enfin tout le paquet, pour voir la bonne grand-mère le

plus longtemps possible

 

 

Un conte de Noël..d'après Andersen

 

 

 

La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta

bien haut, en un lieu où il n'y avait plus ni de froid, ni de

faim, ni de chagrin: c'était devant le trône de Dieu.
 

Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent

dans l'encoignure le corps de la petite

; ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ;

elle était morte de froid, pendant la nuit

qui avait apporté à tant d'autres des joies et des plaisirs

Elle tenait dans sa petite main, toute raidie,

les restes brûlés d'un paquet d'allumettes.
 

- Quelle sottise ! dit un sans-cœur.

Comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ?

D'autres versèrent des larmes sur l'enfant;

c'est qu'ils ne savaient pas toutes les belles choses qu'elle

avait vues pendant la nuit du nouvel an,

c'est qu'ils ignoraient que, si elle avait bien souffert,

elle goûtait maintenant dans les bras de sa grand-mère

la plus douce félicité.

Un conte de Noël..d'après Andersen

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